Les musiques électroniques désignent les musiques (disco, rap, house music et techno) qui utilisent des machines et les technologies modernes plutôt que des instruments acoustiques traditionnels.
Parmi les nouveaux « instruments » des musiques électroniques figurent ainsi les boîtes à rythmes (ou batteries électroniques), les synthétiseurs, les échantillonneurs (qui permettent de prélever un passage d’une chanson pour le rejouer à volonté) et d’une façon générale les ordinateurs. La plupart des musiques électroniques sont d’une grande efficacité rythmique et sont donc souvent des musiques de danse.
Un aperçu historique des musiques électroniques :
Apparues plus de 20 ans après les débuts du rock and roll, les musiques électroniques ont aujourd’hui un statut paradoxal : elles appartiennent à l’univers du rock tout en revendiquant une identité à part entière. Dans la pratique, les musiques électroniques et le rock s’entrecroisent régulièrement et s’influencent mutuellement. Les musiques électroniques sont même présentes dans certains courants du jazz contemporain.
Les pionniers :
Le premier synthétiseur est inventé en 1917 par le Russe Leon Theremin. Cette technologie d’avant-garde n’est adoptée que dans les années 1950, par des compositeurs de musique classique adeptes de l’expérimentation. Dans les années 1960, aux États-Unis, la musique répétitive explore toutes les possibilités offertes par la répétition d’un même motif rythmique et/ou mélodique. Sans le savoir, ces compositeurs sont des pionniers, puisqu’ils posent les bases de la techno.
Dans les années 1970, le prix des synthétiseurs baisse considérablement. Cette technologie devient donc accessible aux groupes de rock : certains l’intègrent totalement à leur musique, qui devient « planante » (c’est le cas de Pink Floyd par exemple), d’autres cherchent à créer une musique électronique originale qui s’éloigne du modèle du rock (c’est la démarche de groupes allemands tels que Kraftwerk ou du Français Jean-Michel Jarre).
La musique disco :
La musique disco est née en Europe au milieu des années 1970. C’est le premier genre musical à systématiser l’utilisation d’instruments électroniques. Comme l’indique son nom (« disco » vient de « discothèque »), c’est une musique de danse. Ses principaux représentants sont Abba, Chic, Village People, Gloria Gaynor (qui chante le fameux « I Will Survive »), Patrick Hernandez et Boney M.
La musique disco est fondée sur des rythmes répétitifs et un usage mécanique du synthétiseur ; elle a ouvert la voie à la house music et à la techno.
Le rap :
Né aux États-Unis à la fin des années 1970, le rap doit aussi beaucoup aux nouvelles technologies, même si ses racines vocales remontent aux poètes noirs des années 1960.
Le principal personnage du rap est le disc-jockey (le nom est souvent abrégé en « DJ ») : avant le rap, son rôle est d’enchaîner les disques dans les boîtes de nuit ; avec le rap, il devient un véritable musicien. Les nouvelles technologies lui permettent de prélever un extrait de musique (grâce à un échantillonneur numérique) et de le rejouer en changeant le rythme ou la texture sonore. La platine sur laquelle il joue des disques devient également un instrument grâce à diverses manipulations, comme le scratch : le DJ provoque volontairement le frottement (scratch en anglais) de l’aiguille du bras de la platine contre le disque, et ce frottement devient un élément rythmique.
Le DJ est accompagné par le MC (Master of Ceremony, ou « maître de cérémonie » en français), qui plaque en rythme des mots et des phrases sur la musique créée par le DJ.
Le rap est devenu le genre musical le plus populaire au monde, grâce à des personnalités ou des groupes tels que Afrika Bambaata, Public Enemy, Run DMC, Beastie Boys, Wu-Tang Clan ou Eminem. En France, c’est également un genre populaire et créatif, grâce à MC Solaar, NTM, IAM, Saïan Supa Crew ou 113.
La house music :
L’expression anglaise house music signifie « musique faite à la maison » ; relativement facile à créer, grâce à un matériel peu cher, cette musique populaire s’est développée très rapidement à partir de la fin des années 1980.
Issue du disco et du funk, la house music est née dans les clubs noirs de Chicago (aux États-Unis), puis s’est exportée en Angleterre (à Manchester notamment) et dans le reste de l’Europe. C’est une forme de musique de danse aux rythmes particulièrement répétitifs. Les morceaux de house music sont souvent des instrumentaux (sans paroles), parfois constitués de montages (des « mixes ») d’autres tubes. C’est une musique purement synthétique (composée et jouée exclusivement sur des synthétiseurs) et essentiellement rythmique.
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Dérivée de la house music et née à Detroit (aux États-Unis) en 1988, la techno est la plus récente des musiques synthétiques et électroniques. Mobilisant toutes les ressources des nouvelles technologies, la techno se concentre également sur les aspects rythmiques de la musique.
Contrairement au rock, où la personnalité du chanteur est prépondérante, la techno est un genre musical dont le créateur s’efface complètement au profit de ses machines (même si le genre compte quelques vedettes, comme Laurent Garnier en France).
Les pionniers de la techno sont Juan Atkins, Kevin Saunderson et Derrick May. En quelques années, la techno s’est imposée comme une véritable culture, celle d’une communauté de jeunes soudés autour de la danse et de la fête.
La techno en tant que genre musical est constituée de nombreux sous-genres : jungle, breakbeat, ambient, electronica, etc.