La parapsychologie est l'étude de facultés hypothétiques du psychisme telles que la télépathie (transmission de pensée à distance), la clairvoyance (perception d'objets ou d'événements non directement visibles dans l'espace), la précognition ou la rétrocognition (perception d'objets ou d'événements dans le futur ou le passé), la psychokinésie (action de la pensée sur la matière, sans contact physique). Dans le domaine de la télépathie, des expériences d'induction hypnotique sur des sujets éloignés de l'hypnotiseur furent entreprises dès 1938 par Vassiliev à Leningrad. L'état hypnotique de ces derniers était objectivé par le fait qu'ils cessaient à leur insu de comprimer une petite balle en caoutchouc qu'on leur avait donné la consigne de presser à intervalles réguliers. Des recherches de ce type ont été poursuivies jusqu'à l'époque présente en Tchécoslovaquie par Ryzl, puis aux États-Unis et à Édimbourg, par J. Beloff. En France, depuis la fondation de l'Institut métapsychique international en 1920, les recherches de Richet, de Geley et d'Osty ont porté en grande partie sur les dons de clairvoyance, de précognition et de psychokinésie de médiums tels que Ossowietsky, Schneider, Forthuny et Croiset. Ce dernier a été encore étudié dans les années soixante-dix par le parapsychologue hollandais W. C. Tenhaeff. Il s'est rendu célèbre par le test des "chaises vides", qui est un test de précognition où le "devin" serait capable de décrire la personne qui occupera, à telle date, telle chaise, dans telle salle de conférence, dans une ville donnée du monde. Une autre direction a été suivie dans les années soixante au Maimonides Hospital à Brooklyn (New York): M. Ulmann, S. Krippner, S. Feldstein, considérant que les moments d'activité onirique devaient être les états les plus propices à la communication extrasensorielle, ont essayé d'introduire télépathiquement des images dans les rêves de sujets endormis. Un sujet "émetteur" se concentrait sur une illustration donnée - appelée image cible - et essayait de l'"envoyer" au dormeur, dont les ondes cérébrales étaient enregistrées par un électroencéphalographe signalant les moments de rêve. Le dormeur était réveillé juste après son rêve, qu'on lui demandait de raconter. Des juges indépendants estimaient alors le degré de corrélation entre les images du rêve et les images envoyées par les sujets "émetteurs". Comme exemple de transmission télépathique réussie au cours du sommeil, les chercheurs du Maimonides Hospital citent souvent l'expérience dans laquelle ils prirent pour cible un tableau de Salvador Dali, Le Sacrement de la dernière sainte Cène : chez huit dormeurs, les rêves continrent ce soir-là des fragments du tableau (la mer, des aliments, Christmas, etc.).
Télépathie, clairvoyance, précognition ou rétrocognition sont regroupées dans la catégorie de la "perception extra-sensorielle", étant donné que ces phénomènes permettraient à l'organisme de s'informer sur le monde environnant par des voies inconnues, indépendantes des canaux sensoriels normaux. La psychokinésie dépendrait de qualités énergétiques inconnues du psychisme; elle se subdivise en télécinèse (déplacement des objets) et en psychocinèse (déformation des objets).
William Shakespeare (1564-1616) est un dramaturge anglais, auteur d’une grande œuvre théâtrale, et notamment de la tragédie Roméo et Juliette, et des drames Hamlet ou Macbeth.
On sait peu de choses sur la vie de William Shakespeare. En 1582, âgé seulement de dix-huit ans, il épouse la fille d’un fermier qui lui donne trois enfants.Il s’installe à Londres vers 1588 et jouit dès 1592 d’une certaine renommée en tant qu’acteur et auteur dramatique. La production de William Shakespeare est colossale.Son parcours se divise en quatre périodes qui se reflètent dans ses pièces de théâtre : les années de jeunesse, de maturité, de pessimisme et de sérénité.Il est l’auteur de drames historiques (Richard II, Henri IV, Henri V), de farces (
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extrait de Roméo et Juliette de William Shakespeare
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JULIETTE : Ô Roméo, Roméo ! Pourquoi es-tu Roméo ! |
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Source : Traduction d'Yves Bonnefoy |
Les musiques électroniques désignent les musiques (disco, rap, house music et techno) qui utilisent des machines et les technologies modernes plutôt que des instruments acoustiques traditionnels.
Parmi les nouveaux « instruments » des musiques électroniques figurent ainsi les boîtes à rythmes (ou batteries électroniques), les synthétiseurs, les échantillonneurs (qui permettent de prélever un passage d’une chanson pour le rejouer à volonté) et d’une façon générale les ordinateurs. La plupart des musiques électroniques sont d’une grande efficacité rythmique et sont donc souvent des musiques de danse.
Un aperçu historique des musiques électroniques :
Apparues plus de 20 ans après les débuts du rock and roll, les musiques électroniques ont aujourd’hui un statut paradoxal : elles appartiennent à l’univers du rock tout en revendiquant une identité à part entière. Dans la pratique, les musiques électroniques et le rock s’entrecroisent régulièrement et s’influencent mutuellement. Les musiques électroniques sont même présentes dans certains courants du jazz contemporain.
Les pionniers :
Le premier synthétiseur est inventé en 1917 par le Russe Leon Theremin. Cette technologie d’avant-garde n’est adoptée que dans les années 1950, par des compositeurs de musique classique adeptes de l’expérimentation. Dans les années 1960, aux États-Unis, la musique répétitive explore toutes les possibilités offertes par la répétition d’un même motif rythmique et/ou mélodique. Sans le savoir, ces compositeurs sont des pionniers, puisqu’ils posent les bases de la techno.
Dans les années 1970, le prix des synthétiseurs baisse considérablement. Cette technologie devient donc accessible aux groupes de rock : certains l’intègrent totalement à leur musique, qui devient « planante » (c’est le cas de Pink Floyd par exemple), d’autres cherchent à créer une musique électronique originale qui s’éloigne du modèle du rock (c’est la démarche de groupes allemands tels que Kraftwerk ou du Français Jean-Michel Jarre).
La musique disco :
La musique disco est née en Europe au milieu des années 1970. C’est le premier genre musical à systématiser l’utilisation d’instruments électroniques. Comme l’indique son nom (« disco » vient de « discothèque »), c’est une musique de danse. Ses principaux représentants sont Abba, Chic, Village People, Gloria Gaynor (qui chante le fameux « I Will Survive »), Patrick Hernandez et Boney M.
La musique disco est fondée sur des rythmes répétitifs et un usage mécanique du synthétiseur ; elle a ouvert la voie à la house music et à la techno.
Le rap :
Né aux États-Unis à la fin des années 1970, le rap doit aussi beaucoup aux nouvelles technologies, même si ses racines vocales remontent aux poètes noirs des années 1960.
Le principal personnage du rap est le disc-jockey (le nom est souvent abrégé en « DJ ») : avant le rap, son rôle est d’enchaîner les disques dans les boîtes de nuit ; avec le rap, il devient un véritable musicien. Les nouvelles technologies lui permettent de prélever un extrait de musique (grâce à un échantillonneur numérique) et de le rejouer en changeant le rythme ou la texture sonore. La platine sur laquelle il joue des disques devient également un instrument grâce à diverses manipulations, comme le scratch : le DJ provoque volontairement le frottement (scratch en anglais) de l’aiguille du bras de la platine contre le disque, et ce frottement devient un élément rythmique.
Le DJ est accompagné par le MC (Master of Ceremony, ou « maître de cérémonie » en français), qui plaque en rythme des mots et des phrases sur la musique créée par le DJ.
Le rap est devenu le genre musical le plus populaire au monde, grâce à des personnalités ou des groupes tels que Afrika Bambaata, Public Enemy, Run DMC, Beastie Boys, Wu-Tang Clan ou Eminem. En France, c’est également un genre populaire et créatif, grâce à MC Solaar, NTM, IAM, Saïan Supa Crew ou 113.
La house music :
L’expression anglaise house music signifie « musique faite à la maison » ; relativement facile à créer, grâce à un matériel peu cher, cette musique populaire s’est développée très rapidement à partir de la fin des années 1980.
Issue du disco et du funk, la house music est née dans les clubs noirs de Chicago (aux États-Unis), puis s’est exportée en Angleterre (à Manchester notamment) et dans le reste de l’Europe. C’est une forme de musique de danse aux rythmes particulièrement répétitifs. Les morceaux de house music sont souvent des instrumentaux (sans paroles), parfois constitués de montages (des « mixes ») d’autres tubes. C’est une musique purement synthétique (composée et jouée exclusivement sur des synthétiseurs) et essentiellement rythmique.
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Dérivée de la house music et née à Detroit (aux États-Unis) en 1988, la techno est la plus récente des musiques synthétiques et électroniques. Mobilisant toutes les ressources des nouvelles technologies, la techno se concentre également sur les aspects rythmiques de la musique.
Contrairement au rock, où la personnalité du chanteur est prépondérante, la techno est un genre musical dont le créateur s’efface complètement au profit de ses machines (même si le genre compte quelques vedettes, comme Laurent Garnier en France).
Les pionniers de la techno sont Juan Atkins, Kevin Saunderson et Derrick May. En quelques années, la techno s’est imposée comme une véritable culture, celle d’une communauté de jeunes soudés autour de la danse et de la fête.
La techno en tant que genre musical est constituée de nombreux sous-genres : jungle, breakbeat, ambient, electronica, etc.